dimanche, 15 juin 2008
Non irlandais. Faut-il en rire ou en pleurer ?
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lundi, 03 mars 2008
Bloggueur de la semaine

Du 3 au 5 mars, le parti socialiste européen me fait l'honneur de me nommer "Bloggeur de la semaine".
Lien :
http://www.manifesto2009.pes.org/fr/
Premier post :
En France, être traité de… Lisbonne n’est pas un compliment !
Finalement, la France a rejoint la cohorte des nations raisonnables en ratifiant le traité de Lisbonne, mais sans risquer cette fois un désaveu populaire et référendaire. Du coup, comme le Président Sarkozy l’avait d’ailleurs annoncé du haut des tribunes électorales, c’est la voie parlementaire qui a été retenue. Et, comme si rien n’avait changé depuis le funeste refus de 2005, tous les éléments de la franchouaillardie se sont réveillés exactement, ou à peu près, là où on les avait laissés. La campagne présidentielle et le bipartisme obligé de ces moments-là les avaient un moment fait taire. Le parti socialiste s’est empêtré dans ses contradictions, illustrant une fois de plus l’adage qu’il n’est point de problèmes qu’une absence de solution et une victoire promise aux municipales ne auraient au fond résoudre.
Il ne faut sans doute pas chercher plus loin l’explication de la renaissance d’un Centre en France. La gauche a au moins été unie sur une chose : réclamer un nouveau référendum, les uns pour l’émotion de redire oui, les autres pour celle de redire non, mais à part ce détail tous bons camarades. L’embêtant dans cette histoire c’est que les partisans du référendum n’ont pas tout à fait tort dans leur leçon de bonne démocratie. Non en soutenant, au nom du parallélisme des formes, que ce que le peuple à défait seul le peuple peut le refaire, car cette conclusion étrange est justement niée par le texte même de la constitution de 1958, obtenue par référendum mais normalement révisée par le Parlement (art. 89). La République considère tout bonnement le référendum et le vote parlementaire comme des moyens égaux de faire la loi. Non ce qui devrait tous nous alerter, au-delà du pointillisme constitutionnel, c’est ce divorce des vrais gens et des vraies élites. Les moyens de confectionner la norme ont beau être égaux, il n’empêche qu’une telle différence selon que l’on retient l’une ou l’autre voie porte à s’interroger. Pour qu’une démocratie vive, il ne doit certes pas y avoir exacte coïncidence entre les représentants et les représentés, car alors à quoi bon représenter, mais il ne doit pas y avoir non plus une trop grande différence car alors la théorie de la représentation ne veut plus rien dire, sauf confisquer l’expression légitime. Ici comme presque partout ailleurs, le un peu mais pas trop doit tenir lieu de philosophie et de bonne gouvernance.
Curieusement, les protagonistes de ce débat sans issue ont donné l’impression de découvrir qu’en France le référendum pouvait être instrumentalisé et servir les intérêts particuliers de la citadelle présidentielle. Ah la fraîcheur des ingénus en politique… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis par principe contre le référendum. En matière européenne, tous les référendums français ont visé d’autres buts que servir le sentiment européen. Le Président Pompidou avait plus besoin de piéger une opposition requinquée en 1972 que de persuader les Français qu’un grand destin devait désormais les lier avec la Perfide Albion et quelques autres. Le Président Mitterrand fut bien en joie quelques temps après d’assister à la division de la droite : on pensait alors que le souverainisme résidait uniquement parmi ces affreux. Mitterrand faillit perdre. Chirac, lui, a perdu. Il pensait faire exploser le parti socialiste, ce qui n’a que trop bien réussi, mais il ne s’attendait à en être une des victimes collatérales. Une bavure qui signale, s’il en était besoin, que chez nous l’Europe fait au fond partie de la malle à jouets des ambitions du premier des Français.
Curieusement encore, nul n’a rétorqué aux réclameurs de référendum un argument que je trouve cependant valable. Le référendum aura lieu, il est programmé depuis longtemps, en juin 2009. Et même qu’il sera paneuropéen et qu’on l’appellera « élections au parlement européen ». Le parlement européen n’est plus un fantôme, il se renforce et se renforcera car pas mal d’élus en son sein ont cette détestable habitude de prendre leur rôle à cœur. C’est là que se fomente la démocratie européenne de demain. Cette démocratie, pour se consolider réclamera des projets politiques concurrents. L’Union a le droit à l’alternance qui est le régime routinier des démocraties modernes. Aux eurosceptiques antilibéraux français d’en présenter une et cette fois le peuple tranchera !
A suivre...
Yohann Abiven
10:19 Publié dans Humeurope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste européen, europe, élections, rennes
mercredi, 02 janvier 2008
Déjà !
11:59 Publié dans Humeurope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2008, voeux, sauvons l'europe, ille-et-vilaine, carte, union, europe
lundi, 12 novembre 2007
Comprendre le Traité de Lisbonne
16:54 Publié dans Humeurope | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 09 mars 2007
Compagnie Airbus : l'Europe à besoin d'ailes...
En octobre 1999, le groupe EADS, tout juste porté sur les fonts baptismaux par des ministres ravis, est présenté comme le modèle des futures sociétés européennes. Les Français et les Allemands se répartissent les postes d'une manière scrupuleusement égalitaire. Le principe de nationalité est gage de compétence. Sa filiale Airbus, grâce à ses nombreux succès, est citée en exemple. Le clan souverainiste, rejoint par la nouvelle radicalité de gauche, applaudit la méthode intergouvernementale, refrain préféré du chant des partisans d'une Europe des nations et/ou des peuples. Pourquoi vouloir faire une Europe communautaire, un machin supranational, quand le consensus et la coopération suffisent à asseoir les entreprises nationales dans la compétition mondialisée ? L’agrégation des savoir-faire, quelle meilleure manière de protéger l’intérêt supérieur de l’Etat ? Ce sera toujours avec nous, jamais contre nous… D’ailleurs l’embrouillamini des câblages, c’est la faute aux Allemands ! Les bureaucrates bruxellois peuvent retourner à leurs traités et à leur gros-porteur paperassier. Or, que nous apprend l'affaire Airbus ? L'arbre de l’intérêt national cache bien souvent la forêt des égoïsmes nationaux. Il ne peut y avoir qu'un pilote dans l'avion. L'on ne s'inquiètera cependant pas pour les anciens dirigeants, dont le principal reconnaissait récemment tout ignorer des retards du navire amiral de la flotte. Chez Airbus, ce sont les seuls à avoir des parachutes. Alors, tirons les leçons pour Airbus et pour l’Europe. Exigeons un actionnariat stable, des dirigeants compétents, quelle que soit leur nationalité, au service d’un intérêt unique, celui de l’entreprise, et donc de l’emploi hautement qualifié sur le continent. Le regard français sur cette affaire est myope. La question ne porte pas sur la définition d’une idéologie autour de la propriété privée ou publique de l’entreprise. Si l’investissement public, et à titre transitoire celui des collectivités territoriales, est en mesure de redresser la situation économique et financière, pourquoi ne pas l’envisager ? En cette matière, l’Europe est heureusement maîtresse de pragmatisme. Néanmoins, cela ne suffira pas à panser la plaie de la gouvernance d’Airbus. Car c’est toute une méthode communautaire qui est interrogée. Réaliser du concret, fournir des preuves, Airbus l’a fait. Mais Airbus en est resté là. Airbus, c’est la CECA sans la commission, les petits pas de Schuman sans des institutions sui generis. Airbus, c’est au fond l’Europe sans plan de vol. Aucun intérêt communautaire ne décollera de la méthode intergouvernementale. Nécessaire dans les domaines les plus régaliens, elle sacrifie trop souvent les solutions les plus justes et acceptables au libre marché des concurrences nationales. Sauvons l’Europe ne se résout cependant pas à confondre Airbus et le Titanic.
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