mercredi, 18 juin 2008

L'Europe est encore en danger

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La construction d’une Europe politique est à nouveau mise à mal par le résultat du référendum en Irlande. Les Français sont très mal placés pour faire la leçon aux Irlandais. Pourtant, il faut bien dire que le résultat de ce référendum a de graves conséquences pour l’Europe, en la replongeant dans une crise institutionnelle dont on se demande encore une fois comment elle va se sortir.

Déjà, en 2005, il n’y avait pas de « plan B ». Le Traité de Lisbonne a fini par émerger difficilement des tractations entre gouvernements de l’Union. Aujourd’hui, il y a encore moins de « plan C » … Réussira-t-on à en élaborer un, accepté par tous, et qui donne enfin à l’Europe les moyens de réagir rapidement aux mutations du monde ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit, donner à l’Union les moyens de réagir efficacement et concrètement face aux défis auxquels les Etats membres ne peuvent faire face tout seuls (en matière d’énergie, de climat, d’alimentation, d’action humanitaire, de sécurité, de négociation commerciale…)

Malheureusement, trop souvent, dans les débats à propos des référendums nationaux sur les réformes institutionnelles de l’Union, ce sont les politiques européennes, voire nationales, qui sont mises en cause. Pour des motifs bien souvent contradictoires... Ainsi, au nom de politiques jugées mauvaises, on rejette une réforme des institutions qui permettrait de faciliter l’adoption à la majorité de politiques représentant un progrès pour les citoyens européens. La mise en avant d’intérêts particuliers nationaux de court terme prime trop souvent sur l’intérêt général européen à long terme.

Les citoyens européens ont souvent l’impression que les politiques européennes ne répondent pas à leurs préoccupations. C’est effectivement le cas quand on ne parvient pas à répondre aux restructurations d’entreprises (la révision de la Directive sur les Comités d’Entreprise européens devrait donner des moyens de mieux y faire face) ou quand une Directive sur le temps de travail risque de provoquer une régression sociale … Il est manifestement illusoire de justifier la nécessité d’un renforcement institutionnel en l’absence de politiques sociales justes, mais il sera difficile d’améliorer les politiques sans institutions efficaces. Europe politique et Europe sociale doivent se renforcer mutuellement.

Quand le refus de ratifier un traité par un ou deux pays conduit à bloquer une avancée majoritairement partagée par les autres, on est en droit de s’interroger sur la règle de décision. C’était vrai en 2005, pour le Traité Constitutionnel ratifié par 18 pays, mais bloqué par le refus de deux autres ; c’est aussi vrai aujourd’hui pour le Traité de Lisbonne, lui aussi déjà ratifié par 18 pays. La procédure parlementaire, qui, rappelons-le, est aussi démocratique que le référendum, n’intègre-t-elle pas mieux les contraintes liées à des textes de ce type ? En attendant l’émergence d’un « peuple européen » qui pourrait éventuellement légitimer un référendum paneuropéen …

En tout cas, il est urgent de trouver un moyen pour que les pays qui ne veulent pas d’une avancée européenne, n’empêchent pas ceux qui le veulent de le faire. Il est nécessaire de poursuivre le processus de ratification dans l’ensemble des 27 Etats membres pour que les choix s’opèrent dans la clarté. Toutefois , il faut aussi que se mobilisent les citoyens de l’Union, pour qu’ils fassent valoir leur attachement à la construction européenne, qu’ils rappellent la signification de celle-ci, mais aussi qu’ils l’infléchissent dans un sens plus démocratique. Tel était en juillet 2005 le sens de l’appel de Sauvons l’Europe. Cet appel est plus que jamais d’actualité :

« Sauvons l’Europe » demeure à l’ordre du jour !

dimanche, 15 juin 2008

Non irlandais. Faut-il en rire ou en pleurer ?

vendredi, 16 mai 2008

Aidez-nous !!!

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Aidez à bâtir une Europe politique et sociale en adhérant à Sauvons l'Europe ! Militant ou "seulement" sympathisant, cela compte aussi !

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Merci !!!

lundi, 21 avril 2008

Exposition d'architecture

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Sauvons l’Europe organise du 28 avril au 10 mai 2008, au centre culturel de Cesson-Sévigné (35), en partenariat avec la région Bretagne et l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Bretagne,

une exposition de maquettes d’architecture intitulée « Une ambassade européenne régionale ».

Et s’il fallait bâtir à Rennes un espace public durable au coeur de la cité, qui soit un lieu d’identité de l’Europe pour ses habitants et pour le monde entier, un espace institutionnel d’éducation populaire, de rencontre, d’information et de délibération des citoyens, un lieu aussi de perception de la construction européenne comme un enjeu politique essentiel à notre vie quotidienne, à notre avenir commun, à nos valeurs humanistes ?

Que favoriser alors ? L’outil pour mettre à la portée de tous la machine administrative européenne ? Ou l’image pour servir la boulimie de communication et de représentation de nos sociétés mercantiles ? Ou bien encore l’institution pour construire des symboles politiques pérennes ? L’exercice est difficile car il n’y a pas de précédent, pas de repère dans ces temps d’abandon des idéologies. Ceci explique la diversité des réponses et des lieux d’implantation.

VERNISSAGE

Mardi 29 avril 2008 à 20h00

suivi, à 20h30, d’une conférence de Jean-Paul Dollé

« Urbanité et citoyenneté. Ou comment la ville peut nous humaniser… »

Entrée libre, participation volontaire aux frais.

Jean Paul Dollé, philosophe et écrivain, enseigne depuis 1969 à l’École d’architecture de Paris-la Villette. Animateur du débat public sur la ville, sur la question de l’urbanité et de la citoyenneté, cofondateur de Banlieue 1989, il a milité pour que la citadinité devienne un enjeu fondamental de la recherche philosophique et de la scène politique démocratique. Il anime le réseau architecture – philosophie composé d’architectes, de chercheurs et de philosophes. Il a notamment publié Désir de révolution (1972), Haine de la pensée (1976), Fureur de Ville (1990), L’ordinaire n’existe plus (2001).

Centre culturel de Cesson-Sévigné

Parc de Bourgchevreuil

Tél. : 02.99.83.52.20

Exposition ouverte lundi, mardi, jeudi et vendredi après-midi (14h00-19h00) et mercredi et samedi toute la journée.

Entrée libre, participation libre aux frais.

lundi, 14 avril 2008

C'est pour bientôt !

Regardez dans la colonne de droite, en haut, et vous apercevrez ceci :

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Les éléments de l'exposition qu'organise bientôt Sauvons l'Europe à Cesson-Sévigné se dévoilent...

Cliquez dans cette colonne de droite pour en prendre connaissance...

vendredi, 21 mars 2008

Il était question d'immigration

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Nouvelle émission sur Radio Laser !

Cette fois, nous avons évoqué le sujet délicat de l'immigration.

Ecoutez l'émission en cliquant ici !

jeudi, 06 mars 2008

Le new deal européen

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Un autre post pour le Parti socialiste européen :

Ce qui importe aux socialistes, dans le capitalisme total et mondialisé, c’est de parvenir à renouveler l’équation de la prospérité et de la solidarité. Autrefois, dans la France de la fin du 19ème siècle, on appelait cela le « solidarisme ». Il faudra la synthèse de la République et du socialisme pour consolider, pour humaniser le nouvel ordre individualiste et penser enfin les premières assurances sociales. Il me semble que nous vivons à nouveau une transition de ce genre. Nous avons à nous reposer, dans un contexte radicalement différent, celui de la post-modernité, celui de l’évanouissement des Etats-nations, l’éternelle question des rapports de l’individu à la société. Quelles régulations, quelle autorité est-il légitime d’imposer à l’individu affranchi ? La question vaut dans tous les domaines : au sein de la famille, dans l’entreprise, dans la rue, à l’université, devant la feuille d’impôts… En ce qui concerne le monde du travail, la réponse sociale-démocrate s’appelle « flexisécurité » et repose sur une conscience claire des conditions de l’économie de la connaissance. Cela suffit-il ? J’ai deux convictions, l’une pour l’Europe, l’autre pour la France :

Le PSE doit soutenir une flexisécurité européenne appuyée sur un dialogue social mené à l’échelon du continent et ne pas se contenter d’une addition de flexisécurités concurrentes, repliées derrière les frontières nationales. « Vérité en deçà des Pyrénées, mensonge au-delà », a dit un esprit décidément visionnaire… Si cette formule de Pascal vaut encore aujourd’hui, alors la nouvelle Europe sociale fera long feu.

Les socialistes français doivent saisir la chance du nouveau new deal de la flexisécurité. Je vois trop de chercheurs dépités et sans emploi autour de moi, trop de talents gâchés sous prétexte qu’en France le titre, le diplôme, les certitudes des administrations et des grandes écoles priment sur l’expérience et l’esprit d’initiative. Que les socialistes de France et d’Europe veillent à ne pas défendre le statu quo, les droits acquis, les corporations statutaires nationales parce qu’en nos temps où tout va vite, non seulement nous n’empêcherons certainement pas la flexibilité, mais nous priverons à coup sûr les travailleurs de sécurité et donc l’Europe de militants.

Yohann Abiven

http://www.manifesto2009.pes.org/fr/

 

lundi, 03 mars 2008

Bloggueur de la semaine

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Du 3 au 5 mars, le parti socialiste européen me fait l'honneur de me nommer "Bloggeur de la semaine".

Lien :

http://www.manifesto2009.pes.org/fr/

Premier post :

En France, être traité de… Lisbonne n’est pas un compliment !

Finalement, la France a rejoint la cohorte des nations raisonnables en ratifiant le traité de Lisbonne, mais sans risquer cette fois un désaveu populaire et référendaire. Du coup, comme le Président Sarkozy l’avait d’ailleurs annoncé du haut des tribunes électorales, c’est la voie parlementaire qui a été retenue. Et, comme si rien n’avait changé depuis le funeste refus de 2005, tous les éléments de la franchouaillardie se sont réveillés exactement, ou à peu près, là où on les avait laissés. La campagne présidentielle et le bipartisme obligé de ces moments-là les avaient un moment fait taire. Le parti socialiste s’est empêtré dans ses contradictions, illustrant une fois de plus l’adage qu’il n’est point de problèmes qu’une absence de solution et une victoire promise aux municipales ne auraient au fond résoudre. 

Il ne faut sans doute pas chercher plus loin l’explication de la renaissance d’un Centre en France. La gauche a au moins été unie sur une chose : réclamer un nouveau référendum, les uns pour l’émotion de redire oui, les autres pour celle de redire non, mais à part ce détail tous bons camarades. L’embêtant dans cette histoire c’est que les partisans du référendum n’ont pas tout à fait tort dans leur leçon de bonne démocratie. Non en soutenant, au nom du parallélisme des formes, que ce que le peuple à défait seul le peuple peut le refaire, car cette conclusion étrange est justement niée par le texte même de la constitution de 1958, obtenue par référendum mais normalement révisée par le Parlement (art. 89). La République considère tout bonnement le référendum et le vote parlementaire comme des moyens égaux de faire la loi. Non ce qui devrait tous nous alerter, au-delà du pointillisme constitutionnel, c’est ce divorce des vrais gens et des vraies élites. Les moyens de confectionner la norme ont beau être égaux, il n’empêche qu’une telle différence selon que l’on retient l’une ou l’autre voie porte à s’interroger. Pour qu’une démocratie vive, il ne doit certes pas y avoir exacte coïncidence entre les représentants et les représentés, car alors à quoi bon représenter, mais il ne doit pas y avoir non plus une trop grande différence car alors la théorie de la représentation ne veut plus rien dire, sauf confisquer l’expression légitime. Ici comme presque partout ailleurs, le un peu mais pas trop doit tenir lieu de philosophie et de bonne gouvernance.

Curieusement, les protagonistes de ce débat sans issue ont donné l’impression de découvrir qu’en France le référendum pouvait être instrumentalisé et servir les intérêts particuliers de la citadelle présidentielle. Ah la fraîcheur des ingénus en politique… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis par principe contre le référendum. En matière européenne, tous les référendums français ont visé d’autres buts que servir le sentiment européen. Le Président Pompidou avait plus besoin de piéger une opposition requinquée en 1972 que de persuader les Français qu’un grand destin devait désormais les lier avec la Perfide Albion et quelques autres. Le Président Mitterrand fut bien en joie quelques temps après d’assister à la division de la droite : on pensait alors que le souverainisme résidait uniquement parmi ces affreux. Mitterrand faillit perdre. Chirac, lui, a perdu. Il pensait faire exploser le parti socialiste, ce qui n’a que trop bien réussi, mais il ne s’attendait à en être une des victimes collatérales. Une bavure qui signale, s’il en était besoin, que chez nous l’Europe fait au fond partie de la malle à jouets des ambitions du premier des Français.

Curieusement encore, nul n’a rétorqué aux réclameurs de référendum un argument que je trouve cependant valable. Le référendum aura lieu, il est programmé depuis longtemps, en juin 2009. Et même qu’il sera paneuropéen et qu’on l’appellera « élections au parlement européen ». Le parlement européen n’est plus un fantôme, il se renforce et se renforcera car pas mal d’élus en son sein ont cette détestable habitude de prendre leur rôle à cœur. C’est là que se fomente la démocratie européenne de demain. Cette démocratie, pour se consolider réclamera des projets politiques concurrents. L’Union a le droit à l’alternance qui est le régime routinier des démocraties modernes. Aux eurosceptiques antilibéraux français d’en présenter une et cette fois le peuple tranchera !

A suivre...

 

Yohann Abiven

dimanche, 20 janvier 2008

Nouveau talk show sur Radio Laser

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Hervé et Guillaume ont parlé des symboles européens sur l'antenne de Radio Laser.

Ecoutez ici !

mercredi, 02 janvier 2008

Déjà !

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La carte de voeux de Sauvons l'Europe, cliquer en son sein pour l'agrandir...