mardi, 08 juillet 2008

Campagne d'été

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A l'occasion des Jeux Olympiques, Sauvons l'Europe lance une campagne de sensibilisation auprès des médias.

Prenez connaissance du texte en cliquant ICI.

Diffusion largement encouragée !!!

mardi, 24 juin 2008

Prochaine réunion mensuelle

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Sauvons l'Europe 35 se réunira le jeudi 26 juin 2008, à partir de 18h30, au Piccadilly (place de la mairie, Rennes). Venez ! Et même qu'il est permis d'avoir un peu de retard...

L'ordre du jour sera copieux car nos projets murissent pour la rentrée de septembre... Au menu :

- Un travail commun avec Sauvons l'Europe Poitou-Charentes de suivi des élections européennes de juin 2009 ;

- L'amorce d'un cycle de rencontres dans la Métropole de Rennes : "l'Europe a rendez-vous avec les idées"

- Et naturellement, la poursuite des opérations menées dans le cadre de la Maison internationale.

A bientôt donc !

Des leçons à tirer

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Nos voisins Irlandais viennent donc de refuser le traité de Lisbonne. Mis dans un contexte similaire à celui des Français en  2005, ils répondent la même chose avec à peu près le même score et la même répartition sociologique. Comme quoi, faire la même chose donne la même chose et, faire plus de la même chose donne plus de la même chose : les shadocks sont parmi nous.

Peut-être convient-il de faire mémoire du premier non Irlandais de 2001 (traité de Nice). Ils avaient alors du revoter pour obtenir - enfin ! - un oui (avec 23% de votants). Cela s'appelle de l'acharnement démocratique. Ces consultations référendaires pointent les limites d'une certaine idée de la démocratie directe. Il y a en effet quelque chose de bassement manipulateur à prendre le pouls d'un peuple sur une question tout en lui disant "il faut voter OUI, le non est une catastrophe" ou encore "on te laisse choisir mais tout de même le mieux pour toi est le OUI" C'est très infantilisant, pas étonnant que la réponse soit alors celle classique d'un enfant ou d'un adolescent : NAN !

Le référendum doit porter sur des questions simples même si elles sont extrêmement structurantes et pas sur l'approbation de pavés techniques de plus de 200 pages, c'est pas le boulot du peuple de dépioter ce genre de truc quand même ! Il y a des élus et des experts pour ça il me semble. Demander au peuple s'il est d'accord avec de grandes orientations oui, lui demander d'analyser des docs non !

Bien sur le non est rationalisé (rationnel ?) et cette rationalisation est aussi portée par un vote objectif en dehors d'une simple mécanique de stigmatisation ou d'analyse transactionnelle appliquée aux masses. En France par exemple, le non est, pour l'essentiel, porté par un escadron de petits idéologues frileux et d'opportunistes répétant à satiété : "non à l'Europe libérale qu'ILS veulent nous imposer".

"Europe Libérale", le gros mot est lâché et derrière suit toute la cohorte fantasmatique : "la perte de pouvoir d'achat", "le nivellement des acquis sociaux", "la fin du service public", "la mise en danger de la souveraineté et de l'identité nationale", "la concurrence déloyale", ... Tous ces masques déformés qu'on nous agite sous le nez afin de nous convaincre que faire avancer l'Europe dans le bon sens c'est dire non.

Il y a dans tout ce discours noniste, qui s'appuie sur sa part de vérité bien sur, quelques petits oublis, rien du tout, trois fois rien, des broutilles vraiment :

- oublié que notre Europe soi disant libérale est celle qui depuis sa création "oblige" les plus riches à donner aux plus pauvres afin qu'ils s'enrichissent aussi (et ça fonctionne !) ;

- oublié que notre Europe soi disant libérale trouve des rêgles communes les plus justes tout en respectant les spécificité de chacun ;

- oublié que notre Europe soi disant libérale est une fabrique de paix ou nos jeunes circulent échangent partagent parlent plusieurs langues ;

- oublié que notre Europe soi disant libérale protège nos minorités de l'inévitable risque de nivellement par les majorités

...

C'est trahir la vérité que de présenter l'Europe et ses réelles difficultés et limites en omettant cela et les Mélanchon, De Villiers, Le Pen, Buffet, Besancenot qui constituent comme chacun sait la fine fleur de notre pensée politique le savent bien. Qu'espérer d'autre de ces politiciens qui proposent des solutions simplistes à toute chose ?

Tout celà n'empêchera pas l'Europe d'avancer, il y a trop d'enjeux de civilisations, trop de bonnes volonté et d'intelligence à l'oeuvre pour que la construction s'arrête. L'Europe n'avance pas à coup de traités, l'Europe ce sont : les vols lows cost, les échanges entre les universités ou les villes, les réseaux d'amis, le commerce, le sport, les couples "mixtes", les régions qui boostent, le travail de nos élus à Bruxelles et Strasbourg ...  Les traités ne formalisent que des cadres qui facilitent ou accompagnent, anticipent parfois.

Alors il est grand temps de donner aux peuples européens autre chose que de l'argent et des facilités économiques et pratiques. Il faut redonner au peuple son trésor culturel et historique, sa fierté et ainsi faire vivre ce que Stéfan Zweig crut définitivement perdu : l'esprit européen, l'humanisme incarné et vivant, la capacité des peuples à être unis en étant eux-mêmes. Il faut redire aux peuples comment l'Europe est une espérance et un modèle pour le monde : nous sommes les héritiers de siècles de guerre et de paix, nous avons entre les mains toute l'intelligence artistique, intellectuelle, économique, pratique de nos pères.

Il faut redonner aux peuples le sens de ce qui se construit chez nous, sa finalité, ses enjeux. Nous avons traversé la nuit obscure du nazisme, nous avons survécu à ce désastre civilisationel et nous avons bâtis la paix et une  certaine prospérité. C'est grâce à cet héritage, aux leçon apprises, à ce que nous avons su comprendre, apprendre de notre passé que nous pouvons apporter  témoignage au monde entier de ce qu'est l'art du vivre ensemble unis et différents.

Car il faut savoir combien le monde nous regarde et comment les peuples pauvres ou en guerre nous envient, nous espèrent... Jusqu'en Azerbaïdjan on nous espère, jusque dans les caraïbes on nous imite (CARICOM). Il faut savoir cela et dès lors bien mesurer notre responsabilité : le monde nous regarde et nous espère. Nous avons la capacité d'apporter au monde l'exemplarité d'une  nouvelle démocratie, riche mais généreuse, un contexte suscitant des hommes libres et en marches; forts d'une identité multiple, profonde, ouverte.

Nous avons le pouvoir de changer le monde avec notre merveilleuse usine à fabriquer de la paix, à créer de l'homme debout. C'est un beau combat et une sacrée belle mission.

Oui ?

Non ?

 

Xavier Guézou

Jeune Chambre Economique

Bretagne Prospective

vendredi, 20 juin 2008

Sur Radio Laser

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Au talk-show Europe de Radio Laser, il fut question d'Irlande et d'énergie, un peu comme si il fallait se redonner de l'énergie après le non...

Ecoutez l'émission en cliquant ICI...

jeudi, 01 mai 2008

Bientôt les Journées de l'Union européennes !

Découvrez le programme des Journées 2008 de l'Union européennes à Rennes sur le site Internet de la Maison internationale de Rennes...

mercredi, 02 avril 2008

Grève chez Dacia : l'Europe sociale à l'heure du conflit

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La grève chez Dacia illustre les enjeux sociaux de l’intégration des nouveaux Etats membres à l’Union européenne. La rapidité du rattrapage économique avive les tensions économiques, et cela passe immanquablement par des conflits. Leur libre expression est, tout compte fait, un symptôme positif de démocratie sociale.

C’est aux syndicats de Dacia de mener la grève, de conduire les négociations, et de signer un accord s’ils le jugent nécessaire. La capacité des salariés Roumains à se mobiliser démontre que la convergence sociale en Europe est possible, autrement que par un nivellement par le bas. Elle souligne également l’importance du rôle du dialogue social pour y arriver.

Au-delà du conflit actuel se pose le problème de la vision à plus long terme de l’industrie en Europe et des restructurations à venir. L’anticipation sur les évolutions économiques est la clé pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain. L’investissement dans l’innovation et dans la formation est essentiel pour l’emploi en Europe. C’est un axe de la stratégie de l’Union pour la compétitivité de son économie qui nécessite une relance vigoureuse.

Le secrétariat national de Sauvons l'Europe

 

vendredi, 21 mars 2008

Il était question d'immigration

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Nouvelle émission sur Radio Laser !

Cette fois, nous avons évoqué le sujet délicat de l'immigration.

Ecoutez l'émission en cliquant ici !

lundi, 17 mars 2008

Europe et immigration

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Le mouvement européen d'Ille-et-Vilaine consacre un "message à l'Europe" aux procédures de retour des ressortissants des pays tiers en séjour irrégulier.

Mardi 31 mars 2008, 18h00, auditorium de la Maison internationale de Rennes (7 quai Chateaubiand).

Entrée libre et recommandée !

lundi, 10 mars 2008

Sauvons l'Europe fait à Poitiers comme à Rennes...

Retrouvez la totalité des interviews sur le site Internet de Savons l'Europe
en Poitou-Charentes: http://www.svepoch.eu/

lundi, 03 mars 2008

Bloggueur de la semaine

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Du 3 au 5 mars, le parti socialiste européen me fait l'honneur de me nommer "Bloggeur de la semaine".

Lien :

http://www.manifesto2009.pes.org/fr/

Premier post :

En France, être traité de… Lisbonne n’est pas un compliment !

Finalement, la France a rejoint la cohorte des nations raisonnables en ratifiant le traité de Lisbonne, mais sans risquer cette fois un désaveu populaire et référendaire. Du coup, comme le Président Sarkozy l’avait d’ailleurs annoncé du haut des tribunes électorales, c’est la voie parlementaire qui a été retenue. Et, comme si rien n’avait changé depuis le funeste refus de 2005, tous les éléments de la franchouaillardie se sont réveillés exactement, ou à peu près, là où on les avait laissés. La campagne présidentielle et le bipartisme obligé de ces moments-là les avaient un moment fait taire. Le parti socialiste s’est empêtré dans ses contradictions, illustrant une fois de plus l’adage qu’il n’est point de problèmes qu’une absence de solution et une victoire promise aux municipales ne auraient au fond résoudre. 

Il ne faut sans doute pas chercher plus loin l’explication de la renaissance d’un Centre en France. La gauche a au moins été unie sur une chose : réclamer un nouveau référendum, les uns pour l’émotion de redire oui, les autres pour celle de redire non, mais à part ce détail tous bons camarades. L’embêtant dans cette histoire c’est que les partisans du référendum n’ont pas tout à fait tort dans leur leçon de bonne démocratie. Non en soutenant, au nom du parallélisme des formes, que ce que le peuple à défait seul le peuple peut le refaire, car cette conclusion étrange est justement niée par le texte même de la constitution de 1958, obtenue par référendum mais normalement révisée par le Parlement (art. 89). La République considère tout bonnement le référendum et le vote parlementaire comme des moyens égaux de faire la loi. Non ce qui devrait tous nous alerter, au-delà du pointillisme constitutionnel, c’est ce divorce des vrais gens et des vraies élites. Les moyens de confectionner la norme ont beau être égaux, il n’empêche qu’une telle différence selon que l’on retient l’une ou l’autre voie porte à s’interroger. Pour qu’une démocratie vive, il ne doit certes pas y avoir exacte coïncidence entre les représentants et les représentés, car alors à quoi bon représenter, mais il ne doit pas y avoir non plus une trop grande différence car alors la théorie de la représentation ne veut plus rien dire, sauf confisquer l’expression légitime. Ici comme presque partout ailleurs, le un peu mais pas trop doit tenir lieu de philosophie et de bonne gouvernance.

Curieusement, les protagonistes de ce débat sans issue ont donné l’impression de découvrir qu’en France le référendum pouvait être instrumentalisé et servir les intérêts particuliers de la citadelle présidentielle. Ah la fraîcheur des ingénus en politique… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je suis par principe contre le référendum. En matière européenne, tous les référendums français ont visé d’autres buts que servir le sentiment européen. Le Président Pompidou avait plus besoin de piéger une opposition requinquée en 1972 que de persuader les Français qu’un grand destin devait désormais les lier avec la Perfide Albion et quelques autres. Le Président Mitterrand fut bien en joie quelques temps après d’assister à la division de la droite : on pensait alors que le souverainisme résidait uniquement parmi ces affreux. Mitterrand faillit perdre. Chirac, lui, a perdu. Il pensait faire exploser le parti socialiste, ce qui n’a que trop bien réussi, mais il ne s’attendait à en être une des victimes collatérales. Une bavure qui signale, s’il en était besoin, que chez nous l’Europe fait au fond partie de la malle à jouets des ambitions du premier des Français.

Curieusement encore, nul n’a rétorqué aux réclameurs de référendum un argument que je trouve cependant valable. Le référendum aura lieu, il est programmé depuis longtemps, en juin 2009. Et même qu’il sera paneuropéen et qu’on l’appellera « élections au parlement européen ». Le parlement européen n’est plus un fantôme, il se renforce et se renforcera car pas mal d’élus en son sein ont cette détestable habitude de prendre leur rôle à cœur. C’est là que se fomente la démocratie européenne de demain. Cette démocratie, pour se consolider réclamera des projets politiques concurrents. L’Union a le droit à l’alternance qui est le régime routinier des démocraties modernes. Aux eurosceptiques antilibéraux français d’en présenter une et cette fois le peuple tranchera !

A suivre...

 

Yohann Abiven